L’écriture a croisé ma vie, un jour, par hasard, ce ne fut pas la visitation de l’ange au petit matin mais quelque chose de tardif et plutôt imprévu. Si vous parcourez mon blog vous trouverez quelque part l’histoire cette rencontre qui m’invita un soir à l’écriture, car ce ne fut pas une révélation mais une invitation, un geste d’amitié qui continuent à accompagner ma vie. Dans ce blog vous trouverez des lieux, et parfois mêmes des lieux communs, des états d'âmes aussi et , j’espère, un peu de style.
Il y a prés de cinq ans de cela j'avais écrit un texte qui s'appelait "Les adieux", j'en avais fait par la suite un poème, oublié il me semble au fond de quelques fichiers , je ne crois pas l'avoir mis sur mon blog, en cherchant à m'en assurer j'ai réalisé...
On a beaucoup écrit sur le couple, c'est la bouteille à l'encre de tous les romans, même les plus sirupeux ne peuvent empêcher, à moins de paraître totalement farfelus, de laisser s'y incruster quelques situations douloureuses, pénibles, criardes, désagréables,...
J'ai écrit ce texte il y a quelques années, je ne suis pas sûr de l'avoir relu depuis. Les lieux, les impressions, les mots, les blessures tout est remonté à la surface sans aucun effort, c'était il y a cinq ans mais la mémoire bondit comme ci c’était...
L’enfant remontait la rue en courant à perdre à l’haleine, sa chevelure blonde brillait sous le soleil, il agitait un petit moulin à vent fait de feuilles de plastique aux couleurs criardes, un employé avait ouvert les vannes du caniveau, un ruisseau...
La nuit, ici, se conjugue en bureaux éteints, en immeubles vides, masses aveugles qui dominent les flots des lucioles carrossées, les immenses écrans éblouissants, dominent le macadam approximatif, défient la lune perdue dans un ciel invisible, sauf pour...
Voyez en ce pastiche, un peu pochade, la preuve d'une grande révérence pour cet écrivain qui vaut, vous le savez, bien d 'avantage que cet aimable caricature. Souvent , dans les premières heures de la journée, à l’instant où le soleil hésite encore à...
Ciel bleu et vent froid, le soleil rebondit sur les toits de la ville, jeu de miroir laissant de temps à autres glisser un rayon jusque dans la rue où l’ombre glaciale s’accroche aux trottoirs des grandes avenues. La porte vitrée s’ouvre, le courant d’air...
Bandes grises dans un ciel sans couleur sur fond de campagnes mitées d’immeubles tristes d’une banlieue morose qui peine à se croire heureuse. Les kilomètres s’additionnent, précis et monotones, le voiture nous transporte dans un voyage efficace et morne...
Le médecin a pris son temps, curieux cette difficulté de trouver les mots, ses lèvres en disaient moins que son regard : fixé sur cette feuille de nombres et de formules, un cheminement d’encre abstrait qui cachait derrière ses lignes l’horreur sobre...
Le lieu est de ceux pour qui j’avoue une certaine faiblesse, j’en ai fait une habitude, j’ai d’ailleurs fini par adopter le service approximatif, compensé par une indiscutable gentillesse, ainsi que la carte aléatoire, à laquelle d’ailleurs ni le personnel...
Soleil qui pointe doucement à travers la brume matinale , les tours défilent, s’estompent, disparaissent au loin, la banlieue devient lentement campagne, je pose le gobelet sans charme sur le comptoir, la cuillère, morceau de plastique, tige blanche,...
Paris, 5 Décembre 1941 Le groupe est dirigé vers une cellule, une cage qui ne doit pas faire huit mètres carrés, avant d’y pénétrer il faut vider ses poches, ceintures pour ceux qui en ont, lacets, bijoux, s’il y en a, tout est récupéré, ce qui était...
"Lorsque l’enfant paraît...", vous savez ce merveilleux poème de notre monument national, que c’est beau que c’est joli, quel chef d'œuvre ! Bien sûr, une fois l’émerveillement, et les selfies, passé, la réalité du quotidien vient un peu abruptement frapper...
Il paraît que Dieu est de circonstance. En paraphrasant Origéne ou Ghazâlî (chacun ses références) , la lampe de la raison m’a toujours attiré d’avantage que le feu de la Foi, même si j’ai toujours eu la suspicion qu’une petite flamme ne demandait qu’à...
L’hiver renaissant remonte les avenues et s’engouffre dans les rues, le soleil affleure au-dessus des tours, autant de miroirs majestueux qui dominent la ville. New-York déroule un horizon festonné de campaniles de marbre qui surplombent les rues, couloirs...
Louise Peut-être que tous les dragons de nos vies sont autant de princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. (Reiner Maria Rilke) Paris Mars 2009 Le courrier est arrivé ce matin, enveloppe neutre, la missive administrative qui vous réclame...
Dans l’indifférence de la foule qui s’agglutine sur les quais, les derniers rayons s’enfoncent dans l’horizon sans fin de New-York. La nuit ici se conjugue en bureaux aveugles, en immeubles vides qui disparaissent derrière les immenses écrans éblouissants...
Une planche courait le long de la fenêtre comme une étroite crédence qui s’essaierait à jouer les comptoirs, c’est une grande et longue fenêtre guillotine qui contribue au charme du lieu : poétique en été, frigorifiant en hiver. Le printemps impatientent...
Je ne voudrai pas paraitre péremptoire, ni me lancer dans des affirmations hasardeuses, je sais que c’est à la mode du moment et je sens combien cet aveu peut paraitre choquant, à tout le moins surprenant, mais voilà le sujet : je crois pouvoir dire,...
Un sentiment ? Une intuition ? En tout cas le doute était peu permis, la soirée ne s’élèverait dans les hauteurs du Parnasse littéraire, nous risquions plutôt de voguer dans le flot des certitudes affirmées, des ignorances affichées et des a priori bien...
Que cette journée m’a paru longue savez-vous, il me tarde de voir la nuit Arrivée et mettre enfin un terme à tous ces insupportables aujourd’hui, Car demain, ma tendre amie, demain, nos mains se seront rejointes, Demain, il n’y aura ni continent , ni...
Elle se tenait sur le côté, perdue dans son passé, Dans le mouvement de la rue elle semblait presque invisible, Immobile, une tête minuscule perchée au bout d’un dos cassé, Pantin désarticulé par le temps, figurine risible, Transparente, les gens passaient,...
Matin calme, réveil lent, matin clair, doux et silencieux, au loin la masse urbaine et industrieuse s’agite, vrombissante et klaxonnante, bruyante de vie, agitée de son quotidien, excitée par ses attentes vaines ou si peu satisfaites. Ignoré d’eux je...
Chaque matin de la semaine ils sont là, attendant sagement, plus ou moins alignés, en grappe, debout immobile ou s’adossant au mur, certains encore accroupis, attendant que les portes s’ouvrent, pour eux la nuit ne fut pas ni confortable, ni reposante,...
La veille Sophie m’avait laissé un message : « On va prendre un vin chaud », une proposition de saison, le crachin collant et froid vidait les rues et peuplait les cafés. Les vitrines étaient sur leur trente-et-un , mais il n’y avait pas cohue, les gens...